Marica Petti - 23.05.2010
In esclusiva italiana all'artista Karine Rougier a Roma in esposizione al Mondo Bizzarro Gallery. Un'artista questa da scoprire, capire e conoscere.
Un lavoro denso di sensazioni, impressioni, storie ... che racconta lasciandosi guardare, un lavoro a piu strati pittorici impregnati di illusioni nei doppi strati, nel tratto deciso di una linea pulita. Un gioco frammentario che si rispecchia in acquarelli che catturando una tragica realtà la trasformano in trasgressione, ossesione frammentando il soggetto deportandolo in una altra dimensione lontana ma parallela alla nostra.
Di seguito verrà proposta l'intervista orginaria e di seguito la traduzione in italiano, con il breve testo di Claire Moulène
D : La première fois en Italie ! Pourquoi Mondo Bizzarro Gallery ?
R : C'est en mars 2009, pendant le Salon du Dessin Contemporain à Paris, que Mondo Bizzarro a découvert mon travail. Représentée par la galerie Espace à Vendre à Nice et Le Cabinet à Paris, nous avions un stand collectif où plusieurs de mes dessins y étaient exposés.
Suite à cela, j'ai été contactée, et très heureuse à l'idée d'une invitation à Rome !!
D : Transgressif, surréel, piquant, pourquoi la représentation de tout ceci ?
R : Le dessin est le lieu de tous les possibles. C'est une pratique subversive dans le sens ou tout y est permis.
D : Croyez vous que le monde soit plongé dans le vide ?
R : La question du vide est très importante dans mes compositions. Les personnages sont en apesanteur, dans de vastes paysages dénudés.
D : Vos travaux ont un goût sadique. Ils me rappellent les vieux récits érotiques français.
R : Aux Beaux Arts d'Aix-en Provence, il n'y avaient que des professeurs de sexe masculin, et il ne serait pas faux de dire qu'une présence féminine nous manquait. En réaction à cette atmosphère, et je me suis amusé à disséquer leurs membres (en dessin bien sûr).
À cette période, j'ai été très inspiré par les gravures érotiques, nottamment celle de Agostino Carracci, Félicien Rops, Achille Devéria...
J'ai donc utilisé la pornographie libertine comme une critique sociale subversive, visant l'univers phallocrate dans lequel j'évoluais.
D : Est ce que peindre est comme raconter une histoire ?
R : Quand je dessine, oui, je m'invente une histoire , à travers les jeux de regard que je mets en place, les positions des personnages, c'est comme s'ils étaient vivants...
Mais quand le dessin est terminé, chacun s'approprie la narration qu'il souhaite.
D : Vous m'expliquez le pourquoi d'effacements et recouvrements d'images ?
R : Arrive un moment où je gomme énormement d'élements, j'annule des images pour n'en garder qu'une trace, comme une sorte de fantôme...
J'aime jouer avec les accidents, et me laisser surprendre par les étapes succesives du dessin.
D : La naissance la croissance et la mort d'une idée.
R : C'est toujours une image trouvée qui est le point de départ d'un dessin
J'en collecte beaucoup, chine des photographies et des magazines dans les brocantes et les vides greniers ...
Ce corpus d'images est classé dans différentes boîtes et dans des dossiers.
Je compose toujours plusieurs dessins à la fois, comme pour mieux y revenir, et laisser murir les saynètes.
Je travaille en plusieurs étapes.
Il y a d'abbord le « squelette » c'est-à-dire la structure du dessin, qui est réaliste, puis je m'éloigne petit à petit de ce point de départ, l'imaginaire rentre en jeu, et, à la manière d'un cadavre exquis, les compositions évoluent au grés de mon imaginaire.
D : La chose la plus importante dans votre parcours artistique ?
R : Le fait d'exposer aujourd'hui dans à Rome m'émeut beaucoup. Mon grand père, Guido Cali, qui était peintre, a étudié 5 ans ici à l'Académie des Beaux Arts...
D : Combien il a été difficile pour une femme artiste d'émerger ?
R : J'ai eu la chance de rencontrer mon galeriste Bertrand Barraudou alors que j'étais encore étudiante. Je n'ai pas rencontré d'obstacles relatifs à ma condition féminine jusqu'à présent, mais j'ai bien conscience que nous sommes seulement 2 femmes sur 14 artistes représentés dans ma galerie !
D : Quels sont vos projets pour l'avenir, votre prochaine exposition ?
R : Avec le soutien de l'association Sextant et Plus et des Mécènes du Sud, nous allons réaliser ma première édition, la maquette est en cours....
Et puis j'ai commencé la peinture à l'huile, c'est très excitant de découvrir un nouveau médium et les possiblités sont tellement impressionantes.
D : Pour conclure, quel est le travail auquel vous tenez le plus ?
R : Le travail auquel je tiens le plus, c'est la collection de carnets de croquis (environ une centaine) réalisés durant mes cinq années d'études.
Ils relatent mon quotidien à l'école, mes amies, voyages...et sont très précieux à mes yeux.
Karine Rougier puise directement dans la fiction et le myhte qu'elle contribue encore à déformer et transgresser.
Ses compositions cannibales, déclinées sur des formats variables, dissèquent le corps et ses excès et prennent des allures de suaves suaires. Les membres s'enchevêtrent et disparaissent pour se fondre avec une précision confondante dans une série de collages, montage set autres fragmentations en deux dimensions.
Il ne serait pas injuste de dire qu'il y a quelques chose de sadique dans ces dessins-là, entre raffinement et cruauté.
Claire Moulène
Intervista in italiano
D: La prima volta in Italia! Perchè al Mondo Bizzarro Gallery?
R: Mondo Bizzarro Gallery ha scoperto i miei lavori, nel marzo 2009, durante il Salone del Disegno Contemporaneo a Parigi. Ero rappresentata dalla galleria galerie Espace à Vendre à Nice e Le Cabinet à Paris.
Poi mi contattarono e fui contenta per l'invito a Roma
D: Trasgressivo, surreale, offensivo ... pungente ... perché la rappresentazione di tutto questo?
R: Il disegno è il luogo dove tutto è possibile. é una pratica sovversiva dove tutto è permesso
D: Lei crede che il mondo sia immerso nel vuoto?
R: Il concetto del vuoto/ domanda è molto importante nel mio lavoro/composizione. I personaggi sono in imponderabilità, nei vasti paesaggi denudati.
D: I suoi lavori hanno un gusto sadico che mi ricordano i racconti francesi del '700
R: Alle Belle Arti di Aix-in Provenza, avevamo solo professori di sesso maschile. In questa atmosfera, mi divertivo a sezionare i loro "membri", in modo pittorico ovviamente. in questo periodo fiu influenza dalla stampe erotiche di Agostino Carracci, Félicien Rops, Achille Devéria.
Ho utilizzato la pornografia libertina come una critica sociale sovvertiva. mirando all'universo maschilista nel quale mi evolvevo.
D: Dipingere è come raccontare una storia?
R: Si, quando disegno mi invento una storia. Attraverso il gioco di sguardi, posizionando i personaggi come se i personaggi fossero vivi. Quando il dipindo è finito ognuno si adegua alla narrazione.
D: Oerché di cancellazioni e sovrapposizioni di immagini?
R: Per me arriva sempre il momento di cancellare Moltissimi elementi, annullo delle immagini in modo che rimangano solo tracce ... come il fantasma, amo giocare con gli incidenti e lasciarmi sorprendere in tappe successive del disegno.
D: La nascita la crescita e la morte di una idea
R: Il punto di partenza è un immagine trovata che raccolgo. Fotografie, riviste, in vecchi posti. Tutto viene classificato e suddiviso in diverse scatole ... componendo molti disegni. che poi ritorno ad elaborare, in modo che crescano e maturano. È un lavoro in molte tappe, lo scheletro che è la struttura base del disegno prettamente realistico, piano piano mi allontano dal punto di partenza tornando a giocare ... "come un cadavere squisito", le composizioni si evolvono a secondo il mio immaginario, a mio gradimento.
D: La cosa più importante nel suo percorso artistico
R: Di esporre oggi a Roma dove mio nonno ha studiato cinque anni all'Accademia di Belle Arti, si chiamava Guido Cali, era un pittore. Questo mi commuove molto
D: Quanto è difficile per una donna artista emergere?
R: Ho avuto la forutuna di incontrare il mio gallerista Bertrand Barraudou, quando ancora studiavo. Per il momento non ho avuto ostacoli da superare anche se sono un'artista donna. Sono coscente però che su quattordici artisti rappresentati dalla mai galleria siamo solo due donne ...
D: Progetti per l'avvenire? Prossime esposizioni?
R: In collaborazione con l'associazione Sextant et Plus et des Mécènes du Sud realizzeremo, andremo ad realizzare la prima edizione di : "la maquette est en cours". Poi ho cominciato a lavorare con la pittura ad olio e sono molto eccitata di scoprire nuovi termini ... e nuove sensazioni ...
D: Per concludere, qual è il lavoro a cui tiene di più?
R: é la collazione dei miei taccuini con gli schizzi,cira cento. Li ho realizzati in cinque anni e descrivono il mio quotidiano, gli studi, gli amici, i viaggi.
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